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Jean-Pierre Siutat, réélu pour un quatrième mandat à la tête du basket français fin décembre, a récemment été nommé président de la toute nouvelle Union des fédérations sportives professionnelles (URPP), qui regroupe les domaines du basket-ball, du football. , football et soccer. Rugby, handball, volleyball, hockey sur glace et cyclisme. Le Bigourdan parle pour la première fois des projets et actions de l’URPP à un moment où l’unité sera peut-être plus que jamais une force.

Ce rendez-vous est-il une grande appréciation pour vous?

… Oui, si tu veux. Les associations sportives professionnelles se sont habituées à travailler ensemble et la pandémie nous a rapprochés encore davantage. Alors je ne sais pas si c’est une reconnaissance (rires), mais c’est un signe de confiance, bien sûr de la part des autres associations. Cependant, le syndicat est nouveau et doit d’abord être fait connaître. C’est aussi mon rôle et j’ai beaucoup de rendez-vous pour cela, auprès de la Ministre (Roxana Maracineanu) le 20 mai à Matignon, puis à l’Assemblée etc. Il faut d’abord promouvoir le pourquoi de cette union de fédérations.

Pourquoi les associations ont-elles ressenti le besoin de s’unir?

La première raison est que nous essayons de partager tout ce que nous avons en commun. Nous avons vécu l’aventure de la Super League et c’est quelque chose qui nous interpelle.

… Pour être uni, pour vous défendre?

Pour regarder vers le futur. Il faut savoir que dans quelques mois la France accueillera la présidence de l’Union européenne et qu’à ce titre, nous devrons débattre de la manière dont le sport professionnel peut être vu en Europe. Nous (le basket-ball) connaissons très bien le sujet de l’Euroligue et le football le savait presque. On peut imaginer d’autres sports traversant les mêmes situations.

Quelles autres mesures l’Union compte-t-elle entreprendre?

Par exemple dans le sport professionnel pour les femmes. Être ensemble pour faire des affaires est une bonne initiative. Nous travaillons ensemble depuis plusieurs mois pour développer ce que j’appelle le sport pro-féminin avec des ambitions intéressantes « à la française ».

Je pense qu’il faut aussi trouver des solutions pour travailler ensemble sur le plan de la performance car il ne faut pas oublier que les Jeux de Paris arrivent et que la plupart de ces sports sont olympiques. Nous devrons peut-être travailler ensemble pour réussir.

L’Union s’inscrit également dans une politique de solidarité entre le monde professionnel et le monde amateur. Qu’est-ce que c’est?

Aujourd’hui, nous sommes l’un des rares pays où cette solidarité existe déjà. Mais il reste fragile et doit encore être développé. Pour faire simple: les associations du Projet fédéral de performance (PPF) reconnaissent et forment les jeunes filles et garçons à devenir de futurs professionnels. Les clubs professionnels se remettent donc des fruits de ce travail et je pense qu’en retour notre investissement doit être soutenu. Des liens existent déjà, mais ils doivent certainement être consolidés autour de cette notion de solidarité.

Une grande ambition pour défendre le monde amateur.

Bien sûr, et cela aurait échappé aux ligues privées européennes. Il n’y aurait plus de solidarité avec les amateurs. Je vais prendre un exemple très simple avec l’Euroligue de basket-ball qui nous réunit les meilleurs arbitres qui ont été entraînés à domicile sans compensation.

Ne pensez-vous pas qu’après une période difficile, les associations feront chacune leur part pour attirer les licenciés?

Cela a toujours existé, mais je pense que nous avons franchi cette étape et que nous essayons tous de survivre. Le gouvernement met en place un important système d’aide, Pass’sport, doté de 100 millions d’euros. L’objectif est que cette aide puisse être dépensée intelligemment pour les clubs amateurs et permettre indirectement aux associations de redémarrer la machine. Nous voulons nous entraider plus que simplement voler vers les voisins. L’objectif sera de restaurer les 3 millions de licenciements disparus avec la crise. Certains vont au football, d’autres au handball, etc. Peu importe parce que le plus important est d’amorcer la pompe. Mais cela prendra du temps et il y aura aussi le problème des volontaires manquants. Un problème qu’il sera important de résoudre et que l’Union pourra soutenir les commissions.

Peut-être un mot à la lumière de ce qui s’est passé pour TGB, les quarts de finale du match aller du LFB.

C’est une saison très difficile et nous espérons que la prochaine sera meilleure. Nous avons déjà réussi à maintenir les 1ère et 2ème divisions féminines, la 3ème division masculine, et c’est une bonne chose. La chute de Tarbes, comme d’autres, est difficile et nous en souffrons. Le plus important est de terminer les championnats.



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