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l’essentiel
A quelques jours de la réception à Toulouse au stade Pierre Fabre samedi à 14h45 dans le cadre de la 22e journée du Top 14, Pierre-Yves Revol, président de Castres Olympique, a fait part de ses sentiments sur ce derby.

Pierre-Yves Revol, président de Castres Olympique, s’est dit prêt à donner son avis avant la réception du Stade Toulousain à 14h45 samedi au stade Pierre Fabre, un derby que les Castres avaient toujours hâte de voir. Entrevue.

Comment voyez-vous le derby face au Stade Toulouse?

La direction du stade de Toulouse est toujours particulière. C’est le dernier champion en titre, le club avec le plus de joueurs internationaux et surtout le rugby français au niveau sportif au niveau national et européen. Dans ce contexte, c’est un honneur pour nous de continuer à les rencontrer et si nous pouvons rivaliser avec eux pour un match ce sera une grande satisfaction. Cela se complique chaque année, surtout maintenant sans le soutien de notre public, mais aussi plus excitant de relever ce genre de défi. Et c’est avec plaisir que nous essayons cela tout en respectant notre identité et nos forces collectives. Après un temps compliqué et avec la contribution de Pierre-Henry Broncan (entraîneur-chef du CO, ndlr), qui s’est rapidement adapté aux spécificités du CO, nous montrons actuellement un visage plus en phase avec les vertus du CO club.

Pensez-vous que vous ne boxez pas dans la même catégorie que le stade de Toulouse?

Certainement dans le même département. Je ne pense pas que ce soit la même catégorie. Nous n’avons pas les prétentions sportives légitimes du Stade Toulousain, l’un des rares clubs français à pouvoir atteindre le top 14 des doubles de Coupe d’Europe. Au moment où nous réduisons notre masse salariale, qui doit désormais être dans les 14 premiers à la onzième place pour faire face aux restrictions actuelles, nous avons le sentiment que la crise les touche à peine. Votre modèle doit être très solide et basé sur une grande métropole, un grand bassin économique, mais aussi une culture de formation et un vivier d’exception. Notre parcours est forcément plus sinueux que celui du Stade Toulousain. Au fur et à mesure que les saisons changent, nous essayons parfois de percer dans les six éliminatoires et de perturber les prédictions établies lorsque l’occasion se présente. Notre objectif est que nos supporters, la ville de Castres et l’ensemble de notre territoire soient finalement et dans la mesure du possible fiers de leur club et qu’il continue de briller. En d’autres termes, nous sommes clairs, mais nous voulons rester ambitieux.

Le Stade Toulousain a pris l’habitude de recruter certains de ses meilleurs joueurs. Cela vous dérange-t-il?

Le jour où ils ne se soucient plus de certains de nos joueurs qui pourraient nous inquiéter et nous rendre moins efficaces, notamment lorsqu’il s’agit de recruter, de former ou de développer certains joueurs! Cela ne nous empêchera pas de tracer la voie en gardant la plupart de nos joueurs exécutifs et en permettant à de nouveaux joueurs d’apparaître au plus haut niveau. Bien sûr, nous aurions préféré garder Antoine Dupont et Anthony Jelonch comme Jo Tekori avant. Mais pour être honnête, j’ai vraiment apprécié ces joueurs, et c’est particulièrement vrai d’Anthony Jelonch, dont le comportement dans le sport et avec les gens a toujours été impeccable.

Le concept de derby a-t-il encore un sens?

C’est à chacun de décider par lui-même. Ce qui est certain, c’est que ce jeu est l’occasion pour Castres de montrer que non seulement les grandes villes du top 14 peuvent se développer et qu’une ville de taille modeste encore isolée et toujours non soutenue par les USA avec sa capitale régionale est connectée. à l’autoroute, a toujours la citoyenneté. D’autant qu’un homme, Pierre Fabre et son groupe, suivis de nombreux entrepreneurs locaux et d’une population solidaire, aimaient leur territoire et voulaient le laisser exister. Nous nous efforçons de respecter cette obligation, que j’ai partagée avec lui.



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