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Les autorités de police finlandaises ont annoncé samedi qu’elles exécuteraient le mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne contre Carles Puigdemont, mais l’ancien dirigeant catalan a pu rentrer en Belgique après sa détention, a confirmé le député finlandais Mikko Karna.

La situation a surgi au milieu de nouvelles tensions entre l’Espagne et sa région autonome après 13 politiciens catalans ont été arrêtés vendredi.

Puigdemont vit en Belgique mais s’est rendu en Finlande jeudi pour rencontrer des législateurs du pays nordique avant de revenir samedi.

L’ancien président catalan et organisateur du vote controversé pour l’indépendance de la région est recherché par l’Espagne pour « rébellion » et « sédition ».

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Le Bureau national d’investigation finlandais (NBI) a confirmé dans un communiqué samedi qu’après avoir reçu le mandat d’arrêt européen, ils avaient traité le cas de Puigdemont comme une « procédure d’extradition normale », mais que son emplacement était inconnu des autorités à l’époque.

Mikko Karna et Carles Puigdemont

Mikko Karna et Carles Puigdemont à Helsinki après leur rencontre jeudi

L’eurodéputé Mikko Karna, qui a organisé la visite de Puigdemont, a critiqué les autorités finlandaises et a déclaré qu’à son avis, la Finlande ne pouvait pas extrader l’homme politique catalan vers l’Espagne. « Il n’a commis aucun acte de violence et les allégations de rébellion sont totalement illogiques », a fait valoir Karna.

Les législateurs ont par la suite publié une déclaration sur Twitter confirmant que Puigdemont était parti pour la Belgique « de manière inconnue » vendredi.

Parlement catalan en crise

Samedi, le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a suspendu un vote pour élire le chef séparatiste emprisonné Jordi Turull en tant que nouveau président régional de la région autonome. Turull était l’un des cinq séparatistes de haut niveau emprisonnés vendredi par les autorités espagnoles pour rébellion.

Les partis séparatistes majoritaires au parlement catalan n’ont pas été en mesure de former un gouvernement ou d’élire un nouveau président pour la région en raison de divisions internes et de la pression des conflits politiques avec Madrid.

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Le gouvernement espagnol et les partis anti-indépendance catalans avaient demandé au porte-parole Torrent de suspendre la session de samedi en raison de l’absence de Turull. Au lieu de cela, Torrent a décidé de tenir la session parlementaire, bien que sans vote, pour envoyer un message politique et soutenir les dirigeants catalans emprisonnés.

Les partis séparatistes ont dénoncé ce qu’ils considéraient comme la main lourde de la loi espagnole. « Hier, l’État espagnol n’a pas arrêté cinq bonnes personnes. Il a arrêté 2 millions de personnes et leur a craché au visage », a déclaré Sergi Sabria de la gauche républicaine, citant le nombre d’électeurs qui ont soutenu les partis pour l’indépendance aux élections législatives de décembre 2017.

Ines Arrimadas, chef du seul parti qui a reçu le plus de voix au parlement, Ciudadanos, a exhorté les partis indépendantistes à ne pas penser uniquement à leurs propres électeurs. « Ils ont généré des inquiétudes, des peurs, de l’indignation et de la honte pour ce qui se passe en Catalogne », a déclaré Arrimadas.

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L’échec du Parlement catalan à élire un nouveau chef régional a déclenché un compte à rebours de deux mois. Si la majorité indépendante ne peut pas élire un chef d’ici là, la Catalogne devra à nouveau organiser des élections législatives.

jcg / jm (AP, Reuters, EFE)

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