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Les règles de la méthode sociologique, Publié sous forme de livre en 1895[1] par Émile Durkheim en faisant Revue philosophique, représente l’œuvre dans laquelle le projet sociologique de l’auteur, considéré comme le père de sociologie Le français apparaît clairement. Il essaie en fait de fonder la sociologie comme une nouvelle science et de l’établir institutionnellement; Cet ouvrage répond à cette ambition en définissant les règles méthodologiques à suivre pour une étude sociologique.

Pour devenir une science, la sociologie doit remplir deux conditions:

  1. Il doit avoir une matière spécifique, c’est-à-dire que pour acquérir une légitimité académique, il doit être distingué des autres sciences (philosophie, psychologie): La sociologie serait l’étude de fait social ;;
  2. Il doit mettre en œuvre une méthode de recherche scientifique rigoureuse et objective qui se rapproche le plus possible des sciences exactes (comme la biologie) afin de rompre le plus possible avec les remarques préliminaires. les préjugés, la subjectivité engendrée par l’expérience ordinaire et vulgaire: la sociologie doit étudier les faits sociaux comme des choses.

Bref, la sociologie sera la science des faits sociaux, définie par sa propre méthode.

Le souci de Durkheim est donc d’établir institutionnellement la sociologie. Pour lui donner une place académique pour légitimer cette science, elle doit avoir un objet qui lui est propre et être clairement différente de ce qui peut être traité en philosophie ou en psychologie.
« Dans chaque société, il existe un certain groupe de phénomènes qui diffèrent de ceux des autres sciences naturelles par des caractéristiques différentes. »[2]. La sociologie sera donc la science des faits sociaux dans la mesure où ils sont « sont le vrai domaine de la sociologie »[3].

Les faits sociaux intériorisés par les individus à travers l’éducation, « consistent en des manières d’agir, de penser et de ressentir qui sont extérieures à l’individu et sont dotées d’une force compulsive par laquelle elles s’imposent à lui[4]. […] Un fait social est toute façon de faire des choses fixes ou non fixes qui est susceptible d’imposer une contrainte extérieure. ou encore, ce qui est général dans le cadre d’une société donnée alors qu’elle a sa propre existence quelles que soient ses manifestations individuelles »[5].

La définition des faits sociaux est un bon exemple du paradigme holistique dans lequel se trouve Durkheim: les faits sociaux sont définis par deux caractéristiques principales: leur nature compulsive et l’individu. Les faits sociaux sont en dehors de l’individu, ils existent déjà et survivront (on peut donner ici l’exemple du droit, du langage, de la morale, etc.), et les faits sociaux s’imposent comme une limitation: si les individus ne se conforment pas, ils se conformeront Exposez la société à des sanctions. Si le caractère contraignant des faits sociaux reste souvent implicite, c’est aussi parce que les règles de la vie sociale sont internalisées par les individus au cours du processus d’éducation et de socialisation.

Enfin, Durkheim distingue deux types de faits sociaux: les faits sociaux normaux – qui se produisent régulièrement et en majorité au sein d’une société – et les faits sociaux pathologiques – qui sont statistiquement minoritaires, irréguliers et extraordinaires (voir formes pathologiques) de la division du travail. , dans le De la division du travail social).

Outre la nécessité de créer son propre objet, la sociologie doit d’abord être une méthode de recherche scientifique et rigoureuse. Durkheim recommande d’examiner les faits sociaux en fonction de ce qu’ils sont le plus extérieurs à l’individu (le défi ici est de sortir académiquement de la psychologie). Il faut étudier les faits sociaux comme des choses, c’est le moyen par lequel le sociologue peut gagner en objectivité et en rigueur pour s’éloigner des préjugés et des idées préconçues.

« La première règle et la plus élémentaire est de penser les faits sociaux comme des choses[6] »

Cela suppose le respect de deux règles méthodologiques: la définition précise des phénomènes étudiés et la recherche de leurs causes dans des faits sociaux antérieurs.

Durkheim établit six règles pour observer les faits sociaux:

  1. Les faits sociaux consistent en «des comportements, des pensées, des sentiments extérieurs à l’individu dotés d’une force de coercition en vertu de laquelle ils lui sont imposés»;
  2. «Voir les faits sociaux comme des choses»: il s’agit d’étudier les faits sociaux sans pré-requis d’une manière détachée du sujet;
  3. Différenciation entre normal et pathologique;
  4. Constitution des types sociaux;
  5. Explication des faits sociaux: la cause déterminante d’un fait social doit être recherchée dans les faits sociaux précédents et non dans les éléments de la conscience individuelle;
  6. Fournir des preuves: favorise la comparaison et l’approche génétique.[7]

Dans le livre publié deux ans plus tard, en 1897 Suicide, Durkheim mettra en œuvre les principes méthodologiques exposés ici. Elle montre qu’un acte apparemment individuel qui tombe dans la sphère de l’intime s’explique en fait par des déterminants sociaux extérieurs à l’individu. Le suicide est donc un bon exemple d’un fait social qui, en tant que tel, doit être examiné comme une chose.

  1. article sur Les règles de la méthode sociologique avec certitude Universalis.
  2. E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion, 1988, p. 95.
  3. Durkheim, Ibid., P.98.
  4. Durkheim, Ibid.P.97.
  5. Durkheim, Ibid.P. 107.
  6. Durkheim, Ibid., P.108.
  7. Émile Durkheim, Les règles de la méthode sociologique., ((Lire en ligne)

bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique (1894), Paris, Payot, Coll. « Petite bibliothèque Payot », 2009 ((ISBN 2-228-90478-3)
  • E. Durkheim, Suicide. Diplôme de sociologie (1897), Paris, Payot, Coll. « Petite bibliothèque Payot », 2009 ((ISBN 2-228-90382-5) Lire en ligne
  • 1894, Les règles de la méthode sociologique Lire en ligne
  • Monsieur Lallement, Histoire des idées sociologiques de leurs origines à Weber, Paris, Nathan, 2000

Au sujet des articles correspondants[modifier | modifier le code]



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