Le Canada a besoin d’une infrastructure de transport moderne pour permettre une mobilité durable. Cette infrastructure doit répondre à de nouvelles exigences en termes d’efficacité énergétique et de normes d’émission, tout en desservant des populations urbaines plus denses.

Idéalement, les entreprises canadiennes, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde, devraient jouer un rôle de chef de file dans la conception, la construction et l’exploitation de telles infrastructures.

Cependant, le Canada ne se porte pas bien sur ce front. Les investissements dans les infrastructures durables ont été négligésLes excédents des exportations ferroviaires se sont transformés en déficits, et la principale compagnie de transport du Canada, Bombardier, devrait le faire vendre la plus grande entreprise ferroviaire du pays à la société française Alstom.

Pour inverser cette tendance négative, le Canada doit soutenir les entreprises de technologie des transports appuyées par un cadre stratégique stable et prévisible pour une infrastructure durable.

Les bureaux de Bombardier Transport sont situés à Saint-Bruno-de-Montarville, au Québec. Bombardier Inc. affirme avoir signé un contrat de 8,2 milliards de dollars pour vendre ses activités ferroviaires au géant français du train Alstom.
LA PRESSE CANADIENNE / Ryan Remiorz

Déficit croissant

Le Canada avait un solide excédent commercial ferroviaire dans les années 90. Cependant, cela s’est transformé en un déficit en augmentation constante au cours des 20 dernières années 2,4 milliards de dollars en 2019 (voir la figure 1 dans le graphique ci-dessous).

Le seul grand marché pour le matériel ferroviaire canadien est les États-Unis, mais même dans cette relation bilatérale, les exportations canadiennes de 228 millions de dollars sont inondées Importations de 1,5 milliard de dollars (Figure 2).

Le Canada est littéralement passé d’exploitant ferroviaire à retardataire en deux décennies.

Canada: balance commerciale du transport ferroviaire.
Préparé par l’auteur à partir des données de Statistique Canada

Cette tendance est étroitement liée à Bombardier. L’entreprise québécoise existe depuis les années 1970 l’un des plus grands acteurs mondiaux du transport ferroviaire. Cependant, cette croissance a été obtenue grâce à des acquisitions dans le monde entier, et non à des entreprises en croissance au Canada. En conséquence, le hub international de son unité de transport est désormais également en Europe siège mondial à Berlin.

Dans le même temps, la technologie de Bombardier ne suivait pas les dernières technologies. L’entreprise a récemment fait la une des journaux en raison de plaintes concernant des problèmes critiques de contrôle de la qualité de la part des exploitants de métro. à Toronto, Londres et New York ainsi que du l’opérateur ferroviaire national allemand.

En route vers un transit climatiquement neutre

Comment Les changements climatiques défient le Canada Pour devenir plus écoénergétiques et plus neutres pour le climat, les transports doivent apporter leur contribution. Cela signifie que les investissements dans les infrastructures doivent non seulement prendre en compte les besoins d’aujourd’hui, mais aussi les besoins de la société dans 10 ans, car les investissements ont tendance à avoir des effets de verrouillage sur plusieurs décennies.

En d’autres termes, les investissements d’aujourd’hui doivent répondre aux besoins de demain, lorsque la société est plus urbaine et ne peut plus ignorer l’impact environnemental de ses choix de mobilité.

Pour la mobilité urbaine Tout choix est meilleur que les voitures de banlieue à occupation simple. Les villes du futur nécessiteront différents types de systèmes de transport urbain comme les métros, les tramways et les pistes cyclables.



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Pour les moyennes distances, le trafic aérien doit également être remplacé par des modèles plus économes en énergie tels que les trains à grande vitesse.

Avec l’urbanisation croissante, particulièrement le long du corridor Windsor-Toronto-Montréal-Québec, L’adéquation des modes de transport alternatifs évolue. Les voitures peuvent convenir aux communautés rurales isolées, mais moins aux zones métropolitaines de centaines de milliers d’habitants.

Cette photo de mai 2018 montre un train à grande vitesse à la gare Saint-Charles de Marseille, en France. Le Canada doit s’adapter aux trains à grande vitesse.
AP Photo / Claude Paris

Au cours des dernières décennies, les dollars canadiens consacrés aux infrastructures ont été investis dans les routes et les aéroports, négligeant le trafic de passagers à l’intérieur et entre les centres urbains. Le Canada fait donc face à un Écart d’infrastructure par rapport aux autres pays industrialisés.

La progression est lente

D’une part, les communautés aiment Kitchener-Waterloo, Toronto et Gatineau font progresser les systèmes de transport urbain, même s’ils sont au mieux modestes par rapport aux développements en Europe et en Asie. D’autres villes comme Vancouver lutter pour collecter des fonds.

D’autre part, le Plan de transport du gouvernement de l’Ontario 2020 priorise le transport routier, interrompt plans déjà avancés à la train à grande vitesse et n’offre que Projets de jetons pour un transport local durable.

En 2019, la Suède et l’Wordpress en ont vu un Baisse des vols intérieurs et augmentation des voyages longue distanceCeci est au moins en partie une conséquence d’une sensibilisation accrue au climat. La plupart des Canadiens n’ont pas ce choix parce que les transports locaux sont lents et peu fréquents et qu’une réservation à l’avance est nécessaire.

Parallèlement, l’industrie canadienne a besoin infrastructure nationale pour acheminer les produits pour l’exportation. Il s’agit d’une priorité élevée étant donné les objectifs politiques du Canada de diversifier les exportations des États-Unis Actuellement, il représente 73 pour cent des exportations.

Investissez dans les infrastructures et la technologie

De quoi le Canada aurait-il besoin pour devenir un chef de file de la mobilité durable?

Le Canada promeut une image de lui-même dans le monde comme étant soucieux de l’environnement et préoccupé par les changements climatiques. En même temps, le Canada dispose d’une main-d’œuvre hautement qualifiée capable de développer des technologies de pointe. Cela signifie que le Canada devrait avoir une base solide pour développer des systèmes de mobilité durable.

Alors qu’est-ce qui manque?

Premièrement, le Canada doit investir dans les compétences et la technologie. Le développement du transport de masse est à forte intensité technologique et nécessite des compétences en gestion des systèmes et des logiciels qui garantissent que les trains circulent fréquemment, rapidement et à l’heure. Par exemple, un système bien géré ne s’arrêtera pas en cas de perturbation à des centaines de kilomètres. comme cela s’est produit récemment dans le sud-ouest de l’Ontario.

Le secteur privé doit diriger. En se concentrant désormais sur les jets d’affaires, Il est peu probable que Bombardier joue un rôle dans la mobilité durable. Cela crée à la fois l’occasion et le besoin pour les entrepreneurs technologiques canadiens de combler le vide.

Un cadre politique prévisible

Deuxièmement, l’industrie a besoin d’une demande intérieure prévisible pour des produits et services de transport de haute qualité.

Pour les entreprises d’infrastructure, la demande est liée aux réglementations gouvernementales et aux investissements du secteur public aux niveaux national et local. Les gouvernements qui investissent dans les infrastructures doivent insister sur la plus haute qualité afin non seulement d’offrir un bon rapport qualité-prix aux voyageurs et aux navetteurs du Canada, mais aussi d’encourager les entreprises à développer des produits qui peuvent connaître un succès international.

Et les gouvernements doivent prendre des engagements à long terme, car les projets d’infrastructure prennent des années, voire des décennies, à se terminer. Pour que les entreprises investissent dans de nouvelles fonctionnalités, elles ont besoin d’une demande prévisible. Personne ne s’engagera dans des projets qui pourront être annulés après la prochaine élection.

Construire une infrastructure prend du temps. Les systèmes de mobilité durable nécessitent un investissement continu dans une infrastructure de haute qualité qui permet aux Canadiens de faire des choix de voyage respectueux de l’environnement à l’avenir.



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