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Sous le dôme blanc du dôme Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF a pris des allures 2.0 ce week-end. Projetés sur un écran géant, plusieurs milliers de délégués communistes s’y sont rassemblés via un système de vidéoconférence, où des restrictions sanitaires s’appliquent. Une petite contribution technique pour discuter de votre stratégie pour 2022. Et c’est l’élection d’une candidature autonome PCF à l’élection présidentielle, accompagnée d’un «pacte d’engagements conjoints» pour la législature, qui a prévalu à une large majorité de 66,41% lors de cette conférence nationale de samedi. 73,57% des délégués ont également désigné leur secrétaire national Fabien Roussel comme candidat. «La situation est grave et nécessite l’ouverture de l’espoir. L’espoir de sortir notre pays de cette crise, l’espoir d’un changement de politique, l’espoir que les Français seront enfin protégés de cette pandémie, mais aussi du chômage, de l’insécurité et de la pauvreté! «  » a lancé dimanche les députés du Nord lors d’une réunion numérique et a réprimandé un Emmanuel Macron qui «Déjà en train de préparer de nouveaux sacrifices au nom de dettes qu’il faut rembourser« à tout prix »..

Opération Recapture

La veille, tout au long de la journée, comme le dimanche matin, les échanges militants ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. « Nous sommes tous d’accord sur l’objectif ultime: empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher les finances de notre pays de conserver leur plein pouvoir », a résumé Fabien Roussel à l’issue des discussions de samedi. Le texte adopté en fin d’après-midi estime donc que la présence d’un communiste dans la course à l’Élysée rendra cela possible «Changer la situation, mettre en œuvre des solutions transformatrices à gauche, renforcer l’influence communiste et donc celle de toute la gauche, initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique riche en diversité».. Un choix qui, selon la formule de Christian Picquet, responsable de la commission qui a rédigé le document d’orientation, comme « Des mesures proactives pour reconquérir le monde du travail, la classe ouvrière et la jeunesse » à « Pour amener ceux qui se sont détournés de voter à nouveau, pour rétablir la confiance ».

« Pour peser, il faut exister dans un débat présidentiel qui focalise toute l’attention », a également insisté pour que plusieurs orateurs se tiennent devant une gauche, la leur « La faiblesse est plus que due à ses divisions, à son renoncement », comme le mandat de cinq ans en Hollande. La France insoumise, qui par la voix de Jean-Luc Mélenchon les communistes un « Alliance privilégiée en tant que pôle de rupture populaire »n’a pas reçu d’aide supplémentaire. Pas plus de « La reproduction des mesures de soutien au libéralisme » ou ça « L’écologisation du capitalisme », « La tentation du populisme de gauche ne permettra pas à la gauche de se reconstruire », juges Christian Picquet. Des différences fondamentales entre leur programme et celui de la FI ont également été avancées par plusieurs délégués pour expliquer leur refus de soutenir le chef rebelle comme en 2012 et 2017. «La FI veut assurer la division de notre économie en lançant un plan d’investissement massif de 100 milliards d’euros. Cependant, cette proposition est facile pour l’employeur et les finances. Nous voulons un moratoire sur les fermetures, désinvestissements, externalisations et délocalisations, et un plan de développement de vingt secteurs pour une nouvelle industrialisation, créant 1 million d’emplois s », a souligné, entre autres, Karine Trottein, secrétaire du PCF du Nord.

Un « pacte d’espoir »

Cependant, face au risque d’éliminer la gauche du premier tour de l’élection présidentielle et à la victoire de l’extrême droite, certains militants se sont prononcés en faveur d’une voie autre que la candidature autonome. « Nous devons lutter pour la victoire et donc lutter pour un rassemblement. S’il n’y a aucune perspective de gagner les intérêts immédiats des classes populaires, alors c’est le désespoir. » Hugo Blossier, directeur du PCF de Vienne, était particulièrement apprécié. « Malgré la qualité de la campagne électorale et du programme, les efforts intenses des dernières élections européennes n’ont abouti qu’à un mauvais résultat », contredit également Jacques Maréchal, secrétaire du département de la Moselle, qui croyait cela « Le pouvoir est fort de la division de ses adversaires ». Mais « l’option alternative » mise au vote qui proposait « Défier et rencontrer les forces de la gauche et les acteurs du mouvement social pour développer une stratégie commune dans la clarté d’un projet de rupture », environ « Dix mesures principales », a recueilli 29,44% des voix (4,14% des participants se sont abstenus). De même un amendement en faveur de « Clause de révision » En ligne avec le développement des débats à gauche, il a également été rejeté avec 65,68%.

Au terme des débats locaux de ces dernières semaines, cependant, le texte d’orientation adopté par le Conseil national du PCF à la mi-mars a été légèrement modifié. Le processus d’assemblage pour les élections législatives est défini. « Dans l’année à venir, le Parti communiste français prendra des initiatives dans ce sensest-il écrit. Nous voulons avancer sur un terrain d’entente composé de nouvelles idées basées sur les luttes du monde du travail et de la culture, des jeunes, des mouvements sociaux, des féministes, des écologistes, des antiracistes et des démocrates. «  » Et à un « Pacte d’espoir »est appelé « Citoyens, militants syndicaux, acteurs de mouvements populaires, élus locaux, départementaux, régionaux, parlementaires ». En revanche, l’amendement à cet effet défendu par le président du Conseil national du PCF, Pierre Laurent, a été adopté en « Chaque circonscription, » des coopératives d’idées « et » un comité de rédaction national «  » a également été rejeté avec 59,18%.

Les membres voteront en mai

Cependant, cette approche est « Secouez tous les scénarios » et de « Adressez-vous aux forces de gauche, mais aussi aux salariés, aux syndicats, aux élus locaux, aux jeunes, tous français, non pas pour parler d’une seule candidature, mais pour nous fixer un objectif: reprendre le pouvoir dans le secteur financier » a plaidé Fabien Roussel. Le secrétaire national veut « Pour regagner les têtes et les cœurs » Teetotalers avec un plan pour rompre avec le capitalisme aussi « Une France et une Europe libérées de la domination et des revendications d’une minorité ». «Notre programme, notre objectif pour le pays, est de construire une république démocratique sociale, laïque, respectueuse de l’environnement, féministe, avec le peuple et la jeunesse, qui correspond enfin aux aspirations de notre temps», il a pilonné dimanche (lire ci-contre). Il a également invité des formations de gauche « Le respect » le choix de son parti et « Maintenir un dialogue utile » :: « Nous ne sommes pas des opposants »,il a insisté.

Désormais, la balle est dans le camp de tous les membres du PCF, qui seront à leur tour appelés à voter par vote du 7 au 9 mai. Vous devez choisir entre les deux options discutées ce week-end et entre les nominés. Le Parisien Emmanuel Dang Tran et le Val-de-Marnais Grégoire Munck, qui ont chacun recueilli 1,97% des voix ce week-end, sont aux côtés de Fabien Roussel.



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