UNE Diaspora est la dispersion d’un communauté ethnique ou un Gens à l’échelle mondiale[1].

A l’origine, ce terme n’incluait que le phénomène de dispersion proprement dit, mais aujourd’hui, dans un sens plus large, il décrit aussi le résultat de la dispersion, c’est-à-dire tous les membres d’une communauté dispersés dans plusieurs pays.

La diaspora grecque, Diaspora signifie « dispersion, étalement », basé sur σπορά, spore (« Seeding ») du verbe σπείρω, spéculateur, (« Sau ») qui a donné spore en français. Ce terme est inchangé en grec moderne et est notamment utilisé pour désigner la diaspora hellénique, qui est très importante dans le monde.

Les premières diasporas sont les diasporas grecques de l’Antiquité: c’est-à-dire la diaspora marseillaise hors de la ville Phocée, Fonds Massalia c. 600 de. J.-C., la future Marseille.

En français, le mot a d’abord été utilisé pour Diaspora juive, Comme indiqué parEncyclopédie Larousse[2] et le dictionnaire CNRTL[1].

Le terme a été inclus dans XXe Siècle pour désigner d’autres communautés telles que les diasporas russe, arménien, irlandais, Bon sang, Portugais, etc.

Le nombre exact de personnes vivant dans la diaspora n’est pas connu, mais il peut être estimé à 600 millions, soit 10% de l’humanité. Le rapport de la Commission mondiale sur les migrations internationales (LUI-ELLE-IT) estime le nombre de migrants à 200 millions[3]. Ce nombre peut être multiplié par trois pour déterminer le nombre de diasporas, de citoyens ou de pays non hôtes.

Selon Michel BruneauLe terme diaspora est utilisé pour désigner toutes sortes de phénomènes qui résultent de la migration de populations dans plusieurs pays à partir d’une même source d’origine. Longtemps utilisé comme terme pour désigner la dispersion des juifs dans l’Antiquité, son champ d’application s’est élargi aujourd’hui, comme dans le sens des géographes. R. Brunet (1992) énumère trois types de causes de propagation: «Dissémination forcée en l’absence d’un pays particulier (diaspora kurde); une difficulté d’existence plus ou moins temporaire (diaspora portugaise, irlandaise); ou un choix d’activités et de modes de vie ». Les politologues se sont intéressés au rôle de la diaspora dans les relations entre les États, entre les pays d’origine et les pays d’accueil.

Les principaux problèmes affectant la diaspora concernent l’espace économique, les flux transnationaux, les structures religieuses, les comparaisons entre les différents modes d’accueil dans les pays d’accueil, la notion de territorialité et les grands carrefours.

Trois caractéristiques principales peuvent être conservées:

  1. Connaissance et revendication d’une identité ethnique ou nationale;
  2. l’existence d’une organisation politique, religieuse ou culturelle du groupe dispersé (vie associative);
  3. la présence de contacts sous des formes diverses, réelles ou imaginaires, avec le territoire ou le pays d’origine (l’intégration d’un groupe de diaspora ne signifie pas assimilation dans le pays d’accueil).

En d’autres termes, selon la définition de Chivallon[4], Mot  » Diaspora fait référence à des populations dispersées à partir d’une patrie (patrie) qui ont préservé des liens durables entre les membres résultant de cette diffusion », construisant la pérennité du sentiment d’appartenance collective par rapport à la mémoire du territoire d’origine. Cependant, la définition adoptée peut, de l’avis des chercheurs, être plus ou moins restrictive. Certains font de la perte de la zone d’origine un préalable, d’autres comme Michel Bruneau insistent davantage sur la diversification dans différents pays. C’est un point de discussion[5].

Dispersion dans les pays d’accueil[modifier | modifier le code]

L’espace d’une diaspora est un espace transnational diffus et réticulé, constitué d’une multitude de noyaux épars, de centres de communautés et d’une multipolarité sans hiérarchie stricte. Le lien communautaire est essentiel à la pérennité de la diaspora. Il repose sur des racines différentes (maison unifamiliale, quartiers, édifices religieux, siège du club) et se développe à travers de nombreux réseaux (secteurs et cultures régionales).

Mémoire et région d’origine[modifier | modifier le code]

La mémoire joue un rôle important dans la structuration des communautés et peut s’inscrire en relation avec un espace réel ou mythique si elle n’existe pas. La référence à la zone d’origine est particulièrement forte pour les diasporas de la vaste zone eurasienne, autrefois le lieu de prédilection des empires multiethniques. La relation entre la diaspora et l’État-nation est difficile lorsque ce dernier s’accompagne d’une homogénéisation ethnique qui conduit parfois à des massacres (en Turquie: Génocide arménien). Mais les diasporas ont largement contribué à créer et à repeupler les leurs État-nation (Grèce, Arménie, Israël, Québec). Parfois, la diaspora est utilisée comme une extension de la politique de la région d’origine, et inversement, elle peut faire pression sur la politique étrangère, comme la diaspora juive aux États-Unis.

Système spatial de la diaspora et État-nation[modifier | modifier le code]

Les diasporas ont pour cadre historique:

  • les grands empires multiethniques;
  • Empires coloniaux (Empire britannique, Empire russe).

Les diasporas se rétablissent de plus en plus dans les pays d’Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’en Australie. Les phénomènes de circulation migratoire (territoire du territoire d’origine-d’accueil) tendent à se généraliser avec l’avancée des technologies de transport et de communication. Dans l’État-nation postmoderne, les diasporas sont moins assimilées qu’intégrées et conservent un certain degré d’autonomie.

Mondialisation et structuration des diasporas[modifier | modifier le code]

Les régions d’origine de la diaspora sont souvent de grands isthmes au niveau mondial: le Moyen-Orient, l’Asie du Sud-Est et l’Amérique centrale-Caraïbes.

Les diasporas peuvent aussi provenir de régions à forte pression démographique et relative pauvreté (diasporas «prolétariennes», qui deviennent à la deuxième génération de véritables diasporas car elles ont les moyens de s’épanouir).

C’est juste à partir de ça XIXe Siècle que les diasporas se sont mondialisées.

Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, les médias sociaux permettent de maintenir un lien beaucoup plus fort avec la communauté d’origine.[6]. L’interaction avec les gens de cette communauté est facilitée par ces technologies numériques, qui normalisent également les relations cultivées au quotidien. De plus, les pages dites «diasporiques» véhiculent ce sens de la communauté. Produit par des communautés transnationales dans l’un des lieux de dispersion, organisé selon un ou plusieurs éléments culturels communs (religion, ethnicité, pays d’origine, etc.) et s’adressent aux membres de cette communauté qui sont situés soit dans une zone géographique spécifique, soit dans le monde. Ils représentent une numérisation des connexions communautaires de la diaspora et permettent des interactions entre les différents membres de la communauté. Ces sites Web ont des objectifs différents: pour lutter contre les stéréotypes tels que le site Web  » Mathématicien de la diaspora africaine « , Partagez une caractéristique culturelle et technique comme l’emplacement de l’Association des informaticiens juifs français ou aidez les enfants adoptifs comme l’emplacement » Origins Vietnam « à retrouver leurs anciennes familles, voyager dans leur pays d’origine et découvrir la langue et la culture. Le développement des médias «diasporiques» est difficile à prévoir car il n’a vraiment été efficace que depuis l’introduction relativement récente d’Internet et des études toujours en cours.[7].

Il existe un champ de recherche complet sur la migration diasporique, le soi-disant Études de la diaspora. C’est l’œuvre du politologue Gabriel Sheffer[8] Ces études sont transdisciplinaires et rassemblent des experts des sciences politiques, de l’anthropologie, de la sociologie, de l’histoire et de la géographie.

Nous pouvons diviser les diasporas en trois types:

  • pôle entrepreneurial: influence de plus en plus forte des entreprises et des États-nations;
  • pôle religieux et linguistique: religion trop diversifiée, faible impact de l’État-nation d’origine;
  • pôle politique: lorsque la zone d’origine est dominée par une puissance étrangère.

Une autre division est suggérée par Cohen[9] ::

  • Victimes de traumatismes dans la diaspora (Africains, Arméniens)
  • Diasporas ouvrières (Indiens, Antillais)
  • Diaspora impériale (britannique)
  • Diasporas commerciales (chinoises, libanaises)
  1. une et bDéfinitions Lexicographie et étymologique de « Diaspora » (signifiant B) de Trésorerie informatisée de la langue française, sur le site web de Centre national des ressources textuelles et lexicales
  2. « Diaspora », avec certitude Encyclopédie Larousse (consulté le 6 avril 2009)
  3. Rapport 2005
  4. Chivallon Christine (2017) « Diaspora« , dans le Anthropen.org, Paris, Editions des archives contemporaines.
  5. Dominique Schnapper, Diasporas et nations Chapitre 4 (2006).
  6. Voir: Georges Anglade (1992), « Communautés culturelles et ethniques et réseaux de communication », posthume, Netcom, 33-3 / 4 | 2019, DOI: https://doi.org/10.4000/netcom.4882;; Baptiste Froment et Henry Bakis (2005), «Migration, télécommunications et connexions sociales: nouvelles relations avec les territoires? L’exemple de la communauté réunionnaise ‘, Annales de géographie 2005/5 (nÖ 645), p. 564 à 574 ((https://www.cairn.info/revue-annales-de-geographie-2005-5-page-564.htm#); Henry Bakis (2007), «Les nouveaux territoires de l’identité. Minorités et Internet « , Netcom, 21-3 / 4, ODOI: https://doi.org/10.4000/
  7. « Web et radios numériques: nouveaux médias de la diaspora » par Claire Scopsi.
  8. Gabriel Sheffer, La diaspora moderne dans la politique internationale, Casque Croom, ((ISBN 0-7099-3355-X et 9780709933557, OCLC 19324481)
  9. Robin Cohen, Diaspora mondiale: une introduction, 228 p. ((ISBN 978-0-295-97619-8, 0-295-97619-5 et 0295976209, OCLC 36112111)

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bibliographie[modifier | modifier le code]

  • William Berthomière et Christine Chivallon (administrateurs), Les diasporas dans le monde d’aujourd’hui, Paris, Karthala, 2006
  • Daniel Boyarin, Pouvoirs de la diaspora: essai sur la pertinence juive, Cerf, 2007
  • Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau, Atlas de la diasporaOdile Jacob, 1991
  • Michel Bruneau, Les diasporas, Reclus, Montpellier, 1996
  • Dufoix, Stéphane, Dispersion: une histoire de l’utilisation du mot diaspora, Paris, Éditions d’Amsterdam, 2011
  • Ina Baghdiantz McCabe, Gelina Harlaftis et Ioanna Pepelasis Minoglou, éd., Réseaux entrepreneuriaux de la diaspora: quatre siècles d’histoire, Oxford, Royaume-Uni, 2005
  • Edité par Lynn Pan, Encyclopédie de la diaspora chinoise, Pacific Publishing, 2000
  • Edité par Brij V. Lal, Encyclopédie de la diaspora indienne, Pacific Publishing, 2008
  • L’artisan s’est assis, Diaspora, Album, 2010
  • Chantal Bordes-Benayoun, Dominique Schnapper, Diasporas et nations, Ed. Odile Jacob, 2006
  • Chantal Bordes-Benayoun, Dominique Schnapper, Mots de la diaspora, Presse universitaire de Mirail, 2008
  • Mathilde Monge et Natalia Muchnik, Europe de la diaspora, PUF, 2019.

Au sujet des articles correspondants[modifier | modifier le code]

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