Publié le: Modifié:

Le chef de la plus importante organisation musulmane de France a proposé jeudi une décision « unilatérale » de trois groupes islamiques de ne pas adhérer à une charte anti-extrémisme prônée par le président Emmanuel Macron.

Caractères de longueur veut du français musulman groupes s’inscrire à la charte comment il cherche à sécuriser Francede système séculier Après une série d’attaques accusées de radicaux islamistes en 2020.

Cependant, le Comité de coordination des musulmans turcs en France (CCMTF) et la Confédération islamique Milli Gorus (CMIG) – tous deux pour les citoyens d’origine turque – ainsi que le Mouvement Foi et Exercice ont annoncé mercredi soir qu’ils ne s’inscriraient pas au Charte.

« Par ces actions répétitives, les groupes … courent tous le risque d’être tenus pour responsables de cette situation de scission », a déclaré Mohamed Moussaoui, président du Conseil français des cultes musulmans (CFCM), l’organisation faîtière des groupes musulmans en France.

Ce rejet « est peu susceptible de fournir une quelconque assurance sur l’état des organes de représentation de la religion musulmane », a-t-il ajouté.

Une source proche du sujet, demandant à ne pas être nommée, a déclaré que les trois groupes ayant refusé de signer la charte étaient particulièrement préoccupés par la définition de l’ingérence étrangère dans la religion et la définition de l’islam politique.

Le différend intervient à un moment de graves tensions diplomatiques entre la France et la France dinde, son président Recep Tayyip Erdoğan a condamné à plusieurs reprises la tentative de Macron de lutter contre l’islam radical dans le pays.

>> Lire la suite: Au milieu des barbes verbales, Macron et le turc Erdogan sont peut-être des ennemis idéaux

Le Milli Gorus, un mouvement paneuropéen pour la diaspora turque, serait inspiré par les idées du défunt Premier ministre Necmettin Erbakan, considéré comme le père de l’islam politique en Turquie et le mentor d’Erdogan.

« Nous pensons que certains passages et formulations du texte soumis affaibliront les relations de confiance entre les musulmans de France et la nation », ont déclaré les trois groupes dans un communiqué.

« De plus, certaines déclarations compromettent l’honneur des musulmans avec un ton accusateur et marginalisant. »

« Précision importante »

Cinq des neuf groupes qui composent le CFCM, un organisme créé il y a près de 20 ans pour faciliter le dialogue entre le gouvernement et la communauté musulmane, ont adhéré à la Charte après des semaines de débats parfois houleux.

L’incapacité du CFCM à présenter un front pleinement unifié pourrait cependant priver l’initiative du consensus au sein de la communauté musulmane qu’elle est censée mettre en évidence.

Cependant, une source gouvernementale a insisté sur le fait que le rejet des groupes n’affaiblirait pas le processus, ajoutant que « les masques se détachent ».

« Une clarification importante est en train d’être apportée », a déclaré la source.

La charte rejette « l’instrumentalisation » Islam à des fins politiques et affirme l’égalité entre les hommes et les femmes, tout en dénonçant des pratiques telles que la circoncision féminine, les mariages forcés ou les «certificats de virginité» pour les épouses.

Macron a dénoncé la promotion de «l’islam politique» en France en novembre dernier après qu’un enseignant a été décapité devant son école.

Il avait montré aux étudiants des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d’un discours libre.

L’attaque a conduit à la répression des mosquées extrémistes et des associations islamistes et à une défense vigoureuse de la laïcité française.

(AFP)



Source link

Recent Posts