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Pourquoi cacherait-il sa fierté? Jean-Michel Sénégal l’accepte et le revendique. «Je suis le premier étage de ce missile. « Le lendemain Sacre européen de l’AS Monaco en Eurocup, la plus grande compétition continentale derrière l’EuroLigue, ce retraité du parquet et ce retraité de 67 ans sont ravis de goûter à la renaissance du Club de la Principauté. Formateur ASM de 2010 à 2013, il se souvient de cette première phase du lancement comme si c’était hier. Et comme l’a dit le président à son arrivée: «Vous verrez ici que tout peut arriver. «  »

En 1991, l’ASM quitte l’élite et tombe progressivement dans l’abîme du basket français. Trente ans plus tard, il est ici au deuxième plus haut sommet européen. Ce vendredi soir, le club de la principauté a défié les Russes de Kazan et leurs 5 000 spectateurs pour s’imposer trois jours après leur victoire au match aller à Monaco. Une performance retentissante qui est juste derrière la performance du CSP Limoges en Reine des Coupes d’Europe en 1993 et ​​le titre de Coupe de Limoges en 1988.

Acheteur ukrainien, milliardaire et passionné de basket

Mais revenons à Jean-Michel Sénégal, le souvenir vivant de cette résurrection. L’ancien international français (210 sélections de 1973 à 1984) se souvient de la rencontre qui a changé le sort du club. À Monaco, ville du football, Sergei Dyadechko atterrit dans le sud de la France en 2011. La rencontre a lieu avec le conseiller sportif du prince. «Je venais d’arriver au club un an plus tôt. Il nous a dit que si nous étions promus N1 après les éliminatoires, il reprendrait le club et injecterait beaucoup d’argent. «  »

Une fois la promotion achetée, l & # 39; homme d & # 39; affaires effaçant un ballon de basket, tenez votre parole. «Auparavant, il était président du Donetsk Club, très apprécié des Coupes d’Europe. Cela n’est pas venu de nulle part. Nous savions qu’il était ambitieux, mais c’était encore difficile à évaluer. Nous ne pensions pas qu’il allait investir autant d’argent. Le banquier milliardaire venait de fuir l’Ukraine après avoir été assassiné en mars 2012 alors qu’il était impliqué dans un scandale financier majeur. C’est grâce aux qualités relationnelles de son ami Sergei Bubka, l’ancien détenteur du record du monde de saut à la perche qui a finalement rebondi sur le rocher.

Deux finales éliminatoires en 2018 et 2019

Fort de sa fortune, l’ASM a retrouvé l’élite en 2015 après avoir survolé la N1 avec Jean-Michel Sénégal – puis le Pro B – sans lui. «Mais j’ai passé encore quelques années à entraîner les jeunes», dit-il sans ressentiment. Nous devons admettre que leurs choix sont plutôt bons. Ils ont disputé deux finales éliminatoires en Pro A (2018 et 2019). Et maintenant, ils sont qualifiés pour l’EuroLigue. «  »

La concurrence a d’abord froncé les sourcils sur cette incroyable ascension. Le club a même été contraint de compenser d’autres clubs professionnels pour les allégements fiscaux dont disposait la direction monégasque. «L’intégration a été un peu difficile au début. Quand vous voyez un OVNI comme celui-ci, cela rend inévitablement les gens jaloux. Mais le basket français a été assez malin pour comprendre qu’il lui fallait ce genre de locomotive », a déchiffré l’ancien international français Frédéric Weis.

En tant que consultant chez RMC Sport, il a eu l’opportunité (depuis Paris) de commenter le match «fou» de «l’équipe Roca» à Kazan. « L’argent n’est pas tout. Le club a toujours réussi à recruter. Et cette équipe a un grand cœur », décrit-il avant d’insister sur l’influence de son entraîneur serbe Zvezdan Mitrović. « Lui, c’est comme ça qu’on l’appelle. une personne dure. Ses méthodes peuvent faire peur, mais il a un véritable amour pour ses joueurs. « 

Pour sublimer cette saison, l’ASM a désormais un premier titre en vue Jeep Elitedont elle est actuellement le leader. Avec comme principal concurrent: Tony Parker Asvel, plus gros budget du championnat (11,9 millions cotre 7,5 pour Monaco). Doublé ou non, Monaco est assuré de disputer la prestigieuse EuroLigue l’année prochaine. « Un cran au dessus », prévient Richard Dacouryce qui oblige à recruter et à investir davantage pour ne pas être englouti par cette concurrence qu’il compare à un véritable « rouleau compresseur ».





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