Charles-François Daubigny, Né le au Paris où il est mort , est un peintre et graveur français. Ajouter àEcole de Barbizonil est considéré comme l’un des peintres centraux entre le flux romantique et leimpressionnisme.

Un mot de Cambronne (1861), gravure. Autoportrait de Daubigny à bord de son bateau atelier Le Botin.

Charles-François Daubigny est issu d’une famille de peintres et a été initié très tôt à cet art par son père. Edmé-François Daubignyet son oncle, le miniaturiste Pierre Daubigny. Il est également un étudiant de Jean-Victor Bertin, de Jacques Raymond Brascassat et de Paul Delaroched’où il s’émancipera rapidement.

En 1838, il constitua rue des Amandiers-Popincourt[2], une communauté d’artistes, un phalanstèreAvec Geoffroy-Dechaume, Lavoignat, Meissonnier, Steinheil, Trimoletavec laquelle il exprime déjà son intérêt pour des sujets de la vie quotidienne et de la nature. Ces artistes travailleront pour l’éditeur, entre autres Léon Curmerqui se spécialise dans le livre de vignettes illustré[2]. Dès lors, les premières gravures de Daubigny sont confirmées.

Son premier séjour en 1843 à BarbizonDans la rue Grande, où se trouve l’Hôtel Les Pléiades, il peut travailler au cœur de la nature et changer de style de peinture: non loin de Paris, le Forêt de Fontainebleau était devenu en 1822 pour Camille Corot, une source d’inspiration. Pour ces artistes, qui se trouvent dans les environs de Barbizon, l’observation de la nature, du paysage comme sujet réel et à partir de leurs contemporains anglais (qui avaient façonné le pays) est privilégiée Foire de Paris von 1824) ils choisissent de peindre sur le motif en plaçant leur chevalet devant les éléments bruts dont ils sont imprégnés: sortir de l’atelier fermé est rendu possible grâce à l’invention du gouache 1841 et le train, et cette «école» très informelle est en effet le creuset d’une nouvelle manière de représenter le paysage contemporain.[3]. Daubigny rencontre Camille Corot à 1852 : sur son bateau (baptisé Le Botin), qu’il a converti en atelier de peinture, il peint au fur et à mesure Le sien etOisesurtout dans la régionAuvers sur Oise. Une autre grande rencontre qui s’est sans aucun doute produite plus tôt est celle avec Gustave Courbet. Les deux artistes sont issus de la même génération et sont portés par le mouvement réaliste : Lors d’un séjour ensemble, ils composent chacun une série de vues deChargeur.

En 1848, il a travaillé pour le Chalcographie du Louvre, Effectuer des fac-similés, qui témoigne de sa grande expertise dans cet art et la technique deaquatinte dans un processus moins lourd. Sa célèbre série de Chariot date de cette époque. En 1862, il expérimente avec Corot la technique de Verre cliché, à mi-chemin entre la photographie et l’impression[2].

En 1864, il fut l’un des premiers exposants au Salon de la Société nationale des beaux-arts[4].

Au 1866il a rejoint le jury de pour la première fois Foire de Paris avec son ami Corot: Avec Courbet, ils jouissent du succès scandaleux de La femme au perroquet. La même année, Daubigny participe à laAngleterre et y est retourné en 1870, en exil, à cause de la Guerre franco-allemandeet trouve son ami Julien de La Rochenoire. Il rencontre également Claude Monet au Londresavec qui il part Pays-Bas. Il se retrouve à Auvers Paul Cézanne et d’autres peintres qui sont plus tard associés à Impressionnistes. Cela a suscité l’admiration de Vincent Van Gogh qui a peint en 1890 Le jardin de Daubigny, l’un de ses derniers tableaux à Auvers-sur-Oise.

Il est le père du peintre Karl Daubigny, Né à Paris en 1846 et mort à Auvers-sur-Oise en 1886.

Charles-François Daubigny est enterré à Paris à Cimetière du Père Lachaise (Département 24).

Les peintures les plus marquantes de Charles-François Daubigny datent des années 1864 à 1874 et montrent pour la plupart des paysages forestiers et des lacs. Déçu que ses peintures les plus réussies n’aient pas rencontré le succès et la compréhension de ses contemporains, il était un artiste extrêmement recherché et apprécié à la fin de sa carrière. Les motifs de ses toiles, qui ont parfois tendance à être répétitifs et jouent souvent sur l’horizontalité du paysage, soulignée par un effet de contre-jour, sont repris et accentués par Hippolyte Camille Delpyqui a le plus influencé ses élèves.

Il a produit 127 eau forte et certaines Lithographies[2].

On se souvient aujourd’hui que Daubigny, comme Courbet, pouvait compter parmi les influences d’une nouvelle génération d’artistes regroupés sous le nom d’un courant, leimpressionnisme. Dans une critique directe du salon, Théophile Gautier a écrit cela en 1861« C’est dommage que M. Daubigny, ce paysagiste au sentiment si vrai, si juste et si naturel, se contente d’une première impression et néglige tellement les détails. Ses images ne sont rien de plus que des croquis et de petits croquis avancés. […] C’est donc un système qu’il faut attribuer à ce type lâche, que l’on juge dangereux pour l’avenir du peintre s’il n’y renonce pas le plus tôt possible. «  »[5]. Daubigny non seulement n’a pas corrigé le tir, mais s’est rapproché de lui Claude Monet et D ‘Auguste Renoirqui lui a rendu hommage à la fin de sa vie[2],[3].

Au Canada
Au France
  1. Le monde illustréDu 3 mars 1878, p. 160.
  2. une b c et e«Daubigny, Charles-François», en Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l’estampe en France 1830-1950, Paris, Flammarion, 1985, pp. 85-86.
  3. une et bCourbet et impressionnisme, Catalogue d’exposition, Paris, Silvana editoriale / Musée Courbet, 2016, pp. 12, 19-27.
  4. Historiquesur le site Internet de l’entreprise, salondesbeauxarts.com.
  5. Th. Gautier, Apprêt pour le salon 1861, Paris, Dentu, 1861, p. 119 ((en ligne sur Gallica).
  6. « Le voyage en bateau | Collection du Musée national des beaux-arts du Québec », avec certitude collection.mnbaq.org (consulté le 17 mai 2019)
  7. https://www.photo.rmn.fr/archive/17-510459-2C6NU0ATWXW_I.html NMR Document]en ligne.
  8. Voir. Melot 1978, p. 276.

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bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit.
  • Madeleine Fidell-Beaufort et Janine Bailly-Herzberg, La vie et l’œuvre de Daubigny, Paris, éditions Geoffroy-Dechaume, 1975.
  • Robert Hellebranth, Charles-François Daubigny1817-1878, Morges, Éditions Matute, 1976.
  • Michel Melot, L’œuvre gravée de Boudin, Corot, Daubigny, Dupré, Jongkind, Millet et Théodore Rousseau, Paris, Arts et métiers des éditions de livres, 296 p. ((ISBN 2-7004-0032-1).
  • Étienne Moreau-Nélaton, Daubigny a parlé de lui, Paris, Éditions Henri Laurens, 1925.
  • Robert J. Wickenden, Charles-François Daubigny: peintre et graveur, trad.de l’anglais par Rolande Diot-Vejux, [Plestin-les-Grèves] (Pilhoat Treduder, 22310): [R. Vejux-Diot]1990, 39 p.
  • Loÿs Delteil Le peintre et graveur illustré (XIXe et XXe siècles). Tome 13 CF Daubigny, Paris, 1921 (Lire en ligne avec certitude Gallica).

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