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Metz n’a pas eu le temps d’espérer. Largement battus au match aller en Bretagne (34-24) le 4 avril, les Dragonnes n’ont pas réussi à se rattraper aux échecs (26-26) dans leur arène le samedi 10 avril. A l’issue du duel franco-français en quarts de finale de la Ligue des champions de handball féminin, les Brestoises recevront le prix «Final 4» à la fin du mois de mai.

Avec les Messines dominées par les rivaux français, cela pourrait ressembler à une incongruité dans le handball féminin hexagonal. Depuis 2013, la Lorraine n’a vu qu’une seule fois échapper au titre national. En plus de 20 ans, ils n’ont jamais quitté le podium. Mais cette saison, la dynamique est à l’ouest: lors des trois premiers affrontements entre les deux clubs, Brest a largement gagné.

Les Bretons n’ont pas encore terminé le boulot pour remplir leur armoire à trophées: ils affronteront à nouveau les Messines en demi-finale de Coupe de France fin avril, puis en finale du championnat de France (matches à domicile et à l’extérieur) fin mai.

En revanche, les « rebelles » ont déjà remporté une qualification pour les phases finales de la Ligue des champions, la grande messe du handball européen, qui se déroulera les 29 et 30 mai à Budapest (Hongrie).

Seul Metz a déjà participé à un « Final 4 ».

Cette réalisation est historique pour le Finistère Club. C’est aussi très rare pour le handball féminin français: seul Metz a réussi une fois en 2019.  » Un final 4 est merveilleux, un de mes rêves en tant qu’entraîneur «Avant le match de samedi, Laurent Bezeau, qui a dirigé l’équipe de Brest presque sans interruption pendant plus de dix ans, attend.

Son équipe a rapidement gravi les échelons européens. Lors de la première phase de la Ligue des champions en 2018 et 2019, les Brestoises ont été les derniers de leur groupe à se qualifier pour les quarts de finale 2020. Cependant, la pandémie a arrêté l’aventure là-bas et annulé la compétition.

La fin du championnat de France 2019-2020 avait également été annulée, retirant les trophées de Metz et Brest: les deux équipes ont été les premières à être nommées au tirage au sort, mais le titre de championnat et la Coupe de France n’ont pas été attribués.

Les Bretons ont donc dû attendre une autre année pour vraiment faire tomber Metz du podium. Ils avaient évolué dans l’ombre du géant pendant plusieurs années, notamment en 2018-2019, où la Lorraine les avait à plusieurs reprises battus violemment dans des matchs clés.

« Ce sont des cycles qui peuvent être inversés. A cette époque, Metz atteignait son apogée avec des joueurs qui avaient longtemps joué ensemble puis qui étaient partis. «Comme les internationaux français Laura Glauser et Grâce Zaadi, explique Laurent Bezeau.

Fin de cycle

En 2021, c’est Brest qui arrive en haut et en bas d’un cycle. Sur le terrain, l’équipe perdra plusieurs éléments, dont la Slovène Ana Gros et son bras gauche dévastateur, qui a marqué dix buts lors du match aller des quarts de finale de la Ligue des champions. Sur le banc, le contrat de l’entraîneur Laurent Bezeau, qui expire en fin de saison, n’a pas été renouvelé.

« À un moment donné, nous devons également amener des jeunes sur scène pour leur insuffler une nouvelle vie «Justifie le président du club, Gérard Le Saint. Pablo Morel, 37 ans, qui a conduit Issy Paris à la finale du Championnat de France 2015, sera sur le banc.

Laurent Bezeau, 52 ans, quittera donc Brest, où il est arrivé en 2009. Il mène pour la première fois l’Arvor 29-Pays de Brest au titre de champion de France en 2012. Peu avant la finale du championnat, la Commission nationale de contrôle de gestion ordonne le déclin administratif du club pour raisons financières.

L’Arvor 29 a été mis en liquidation judiciaire, mais l’activité a repris en troisième division sous le nom de Brest Bretagne Handball. Les frères Denis et Gérard Le Saint, déjà à la tête du club de football de Brest, ont repris la direction. Après son départ en 2012, Bezeau est revenu l’année suivante, gravissant les échelons un par un. En 2016, il remporte la Coupe de France, tandis que les « Rebelles » ne jouent qu’en deuxième division.

« Nous avons appris que ce n’est pas une équipe qui gagne, mais un club. À ce stade, la structure était insuffisante et il n’y avait pas de soutien financier ou logistique «Se souvient le formateur.

« Plus d’un million d’euros d’économies » peuvent être trouvés

Aujourd’hui, grâce à des partenaires privés, le club est dépendant du plus gros budget de la ligue de handball féminin: celui-ci atteint jusqu’à 6,5 millions d’euros sur la période 2019-2020presque deux fois plus haut qu’à Metz.

Ce que les meilleurs joueurs français et européens comme Allison Pineau acquièrent de la promotion en première division en 2016. L’arrière central international a été l’un des maillons forts de l’équipe pendant trois ans avant de partir précipitamment après des tensions avec le personnel puis la direction.

L’effet de formation Divi peut cependant se faire sentir: l’association doit trouver  » Économies de plus d’un million d’euros »Annoncé en début d’année Gérard Le Saint aussi Ouest de la France. Cela peut expliquer notamment le prochain départ d’Ana Gros ou de la suédoise Isabelle Gulldén. Cependant, le BBH a réussi à prolonger le contrat de ses trois tuteurs légaux, dont Cléopâtre Kreditux. après avoir craint de devoir m’en séparer.

« Nous n’avons jamais été préoccupés par le dépôt de bilan. Nos partenaires sont solides et nous avons construit un modèle économique pour durer. L’année prochaine, nous renforcerons encore notre secteur économique «Le président affirme.

Un bon parcours dans les compétitions européennes les plus prestigieuses serait certainement un argument de choix.





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