L’Association du transport aérien du Québec (AQTA) fulmine. Pour la première fois en 15 ans, le service AéroNolisement ne gérera plus la liste des compagnies aériennes accréditées pour les voyages gouvernementaux, en plus de celles d’organismes comme Héma-Québec et Transplant Québec. Le service d’affrètement aérien basé à Toronto a remporté l’appel d’offres.


Isabelle MasséIsabelle Massé
presse

«Je suis très déçu, admet Jean-Marc Dufour, PDG de l’AQTA. J’ai eu la nouvelle jeudi dernier après la fin de l’appel le 8 avril. Je ne connais pas l’entreprise que j’ai choisie. Il n’y a même pas de place d’affaires au Québec. Nous contacterons les Ontariennes et Ontariens pour répondre aux besoins ici alors que nous prêchons d’acheter au Québec. «  »

Depuis 2007, le Service aérien du gouvernement du Québec (SAG) fait confiance à AéroNolisement 24/7 pour les déplacements du personnel et d’autres services aériens (transport des prisonniers, don d’organes, enregistrement des ours, etc.). Le personnel de ce département, la direction de plusieurs compagnies d’aviation commerciale opérant dans la province (Max Aviation, Corpo Aviation, Propair, etc.) détermine quelle compagnie aérienne et quel avion affréter, en plus de superviser pleinement les opérations qui ont été commandées.

«Chez Transplant Québec, par exemple, le taux d’erreur est nul parce qu’un cœur vit quatre heures», précise Jean-Marc Dufour. Nous sommes si diversifiés et engagés. Nos consultants sont avec nous depuis le début. Vous connaissez la région, le nord. «  »

Le président de Corpo Aviation, qui propose six avions Pilatus 12 avec neuf passagers en service avec SAG, est également concerné. «Je n’ai aucun doute que l’entreprise que nous avons choisie est efficace, mais je suis surpris qu’il s’agisse d’une entreprise de Toronto», déclare Jimmy Emond. Comment l’Ontario est-il né? En tant que soumissionnaire, dois-je travailler en anglais? J’espère que cela ne sera pas plus compliqué. Parfois, il est plus facile de gérer un vol pendant longtemps avec quelqu’un qui connaît le transporteur et le type d’avion. «  »

«Air Charter Service est une bonne entreprise que je respecte», a ajouté Josée Prud’homme, présidente de Max Aviation et Cargair. Ce sont des professionnels avec qui j’aime travailler. Mais l’octroi du contrat par le gouvernement à l’extérieur du Québec est discutable en période de pandémie et du panier bleu. «  »

Après avoir dit cela, M.moi Prud’homme n’est pas surpris que l’AQTA, une association qu’elle a quittée, ait perdu l’appel d’offres. «Il y a un problème administratif au sein de l’AQTA», résume-t-elle. Et nous ne défendons pas bien nos intérêts. «  »

Attention

Dans un e-mail à presseLe ministère des Transports du Québec confirme le contrat avec Air Charter Service, le plus bas soumissionnaire conforme. «Le Québec a ratifié divers accords de commerce et de coopération pour ouvrir son marché», a déclaré un porte-parole par écrit. En vertu de ces accords, une entreprise, un produit ou un service ne peut être exclu du marché en raison de sa région d’origine et le Québec ne peut pas contourner ces obligations. La procédure décisionnelle s’est déroulée conformément à la Droit des marchés publics et les accords commerciaux que le Québec a signés. «  »

Le prix de l’offre d’AQTA pour un contrat de deux ans avec SAG était 4,5% plus élevé que celui de Air Charter Service, selon Dufour. Le contrat perdu privera par conséquent l’association d’un bénéfice d’au moins 100 000 dollars US, calcule-t-il.

L’offre incluait une exigence selon laquelle les services doivent être fournis en français, selon le ministère des Transports: «L’entreprise gagnante emploiera une équipe dédiée en français pour exécuter ce contrat, à la fois du ministère responsable de la gestion du contrat, uniquement à Charter – Service clients. «  »





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