Siraba Dembélé-Pavlovic après la victoire bleue à l'EHF Euro 2018 de handball féminin à Paris le 16 décembre 2018.

«Quand j’ai annoncé que j’étais enceinte, j’avais un nœud au ventre parce que je ne l’avais dit à personne. (…) Je ne savais pas si je pouvais continuer à m’entraîner ou revenir. «  » Ces craintes, exprimées par Cléopatre Autovermietungux, la gardienne de Brest Handball et de l’équipe de France, ne dérangeront bientôt plus les mères des futures mamans qui évoluent dans les clubs de handball féminin division 1.

Une convention collective pour ses joueuses d’élite a été ratifiée le 15 mars, une première dans le sport professionnel féminin en France. Le texte paraphé par l’Union des clubs professionnels féminins de handball (UCPHF)L’Association des joueurs professionnels de handball (AJPH) et le groupe des entraîneurs et entraîneurs de handball (7Masters) garantissent le statut de joueurs dont la protection sociale est mieux adaptée à leur profession que la très générale convention collective nationale du sport.

Plus de vingt ans après la professionnalisation de la pratique féminine, le handball veut faire de la publicité avec cet accord, qui entre en vigueur le 1erest Juillet dans le sens de la normalisation de la maternité des joueuses: alors qu’elles quittent généralement le parquet à la fin du deuxième mois de grossesse, elles peuvent bénéficier d’un maintien du salaire par les clubs pendant un an (contre trois mois pour la convention collective du sport), jusqu’à deux fois le plafond de la sécurité sociale ou environ 6 900 euros bruts par mois.

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« Fier » que les joueurs de handball sont fournis « Dans des conditions optimales pour devenir mères », La capitaine de l’équipe de France, Siraba Dembélé-Pavlovic, mère de jumeaux depuis novembre 2019, l’espère « Servira d’exemple » et encouragera d’autres disciplines à emboîter le pas. « L’accord a au moins l’avantage de montrer que c’est possible », soutient Béatrice Barbusse, vice-présidente adjointe de la Fédération française de handball (FFHB).

Un échange entre associations et clubs n’est pas toujours facile

Pour réussir, cependant, un tel accord doit être conclu « Laissez l’organisateur du concours, souvent l’association, vous accompagner et vous promouvoir », note Camille Delzant, secrétaire générale de la Fédération nationale des fédérations et syndicats sportifs (FNASS). Dans le sport féminin, les ligues professionnelles sont généralement placées sous l’autorité de leur association. Cependant, tout n’est pas toujours simple entre ce qui doit être administré par les agences fédérales et ce qui peut entrer dans le dialogue social au sein des clubs.

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